Par Gabrielle Bibeau Lapierre, étudiante à la maîtrise à l’Université de Sherbrooke
Écologiste de formation, j’ai d’abord eu du mal à accepter une maîtrise axée sur la modélisation, avec peu de perspectives de terrain. C’est dans ce contexte que j’ai saisi l’opportunité offerte par les prix Champions Blitz the Gap. Ma maîtrise porte sur la modélisation de la distribution des champignons du Québec à partir des données d’iNaturalist. Pour enrichir ces données, je me suis équipée de guides d’identification, d’un véhicule, et surtout d’amis biologistes, pour explorer la réserve faunique de La Vérendrye au Québec — un territoire généralement peu documenté, notamment en matière de champignons, comparativement au sud du Québec.
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Jour 1 :

Après une installation sous la pluie la veille, nous avons enfin pu commencer le terrain. Pas besoin d’aller bien loin pour observer une belle diversité : un simple tour du camping de la Baie des Sables, notre ‘domicile’ temporaire, nous a permis d’identifier près de 50 spécimens différents. Un recensement précieux, considérant qu’une seule observation fongique (un lichen) avait été enregistrée à cet endroit avant notre venue.
Jour 2 :

Pour bien s’éloigner des routes et atteindre les coins les plus reculés, nous avons loué des kayaks pour la deuxième journée d’échantillonnage. Malgré le courant capricieux et nos bras endoloris par les coups de pagaie, nous avons effectué trois arrêts riches en découvertes fongiques. Que demander de plus lors de notre seule journée ensoleillée de la campagne d’échantillonnage?
Jour 3 :

La troisième journée, nous avons circulé sur la route 29, nous arrêtant à plusieurs reprises pour échantillonner. C’est là que nous avons trouvé notre seul hydne de la semaine : Hydnellum caeruleum. Un hydne est un champignon dont les structures porteuses de spores prennent la forme d’aiguillons — de petits filaments.
Jour 4 :

Pour notre dernière journée, nous avons fait un arrêt sur la route à la ZEC Bras-Coupé-Désert afin de prélever quelques échantillons en milieu humide. Quoi de mieux pour conclure le périple qu’une belle vue sur un étang et un thalle de lactaire à odeur d’érable (Lactarius helvus)?
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En somme, ce fut un court voyage à la réserve faunique de La Vérendrye, mais rempli de champignons : une quarantaine d’échantillons physiques seront ajoutés au Fungarium de l’Université de Sherbrooke, et plus du double en observations iNaturalist.
À propos de l’auteure:
Gabrielle Bibeau Lapierre est étudiante à la maîtrise en Biologie à l’Université de Sherbrooke. Elle se spécialise en mycologie, en écologie et en modélisation. Curieuse et engagée, elle participe activement à des initiatives de vulgarisation scientifique, avec le désir de rendre la biologie accessible et captivante pour tous les publics.
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