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Travel Story: Mamma mia! Un congrès international en Suède

Par Audrey-Anne Laurin, étudiante au doctorat à l’Université du Québec en Outaouais

C’est en direction de Stockholm, en Suède, que je me suis dirigée en été 2022 pour participer au congrès de la International Society for Behavioral Ecology (ISBE). Après quatre années d’attente en raison de la pandémie, le retour de cet événement était grandement attendu par la communauté internationale des chercheurs en écologie comportementale.

Stockholm, Suède

J’y présentais les résultats de mon premier chapitre de doctorat, dans lequel je m’interroge sur la dynamique spatiale du cerf, cherchant à comprendre les facteurs qui influencent son utilisation de l’habitat. Plus particulièrement, je m’intéresse à l’effet que le coyote peut avoir sur cette dernière. Contrairement à son effet sur la densité des populations de cerfs, qui a suscité beaucoup d’attention, son impact sur le comportement des cerfs reste relativement peu connu. Nous nous penchons donc sur cette question via l’utilisation d’un réseau de caméras de chasse installé en Estrie, dans les forêts privées exploitées par Domtar. Nos résultats suggèrent que le coyote a un effet important sur l’utilisation de l’habitat du cerf et que le risque de prédation par le coyote doit être pris en compte dans la gestion du cerf de Virginie, ce qui n’est d’ailleurs pas le cas actuellement.

C’était la première fois que j’avais l’opportunité de discuter de mon projet de recherche à l’extérieur du Québec, et cette première expérience n’était rien de moins que le plus important congrès en écologie comportementale à l’échelle mondiale ! En plus de représenter un défi important au niveau de la langue, puisque je n’avais encore jamais présenté mes résultats en anglais, le congrès m’a permis de rencontrer des têtes renommées du domaine, d’explorer de nombreux sujets de recherche inspirants et de découvrir des projets pertinents à mon domaine à l’échelle internationale. J’ai pu également visiter une ville à couper le souffle tout en profitant de la gastronomie suédoise, avec ses boulettes et ses brioches; celles du IKEA ne sont que de pâles imitations!

Au restaurant Meatballs for the People, le meilleur endroit pour goûter ces fameuses boulettes !
Et les traditionnelles brioches suédoises, rencontrées au hasard des ruelles.

C’est après une moyenne de 20 kilomètres de marche quotidienne, tout en traversant une quantité innombrable de ponts pour explorer les diverses îles de la capitale, que j’ai compris que je pourrais poursuivre sans problème ma carrière de recherche dans ce pays scandinave. Et ces nombreuses découvertes, je les dois entre autres au prix d’excellence du CSBQ, bourse généreuse qui m’a permis d’alléger les coûts d’une telle expérience enrichissante.

A propos de l’auteure : Audrey-Anne est actuellement étudiante au doctorat à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), dans le laboratoire d’Angélique Dupuch à l’Institut des Sciences de la forêt tempérée (ISFORT). « Je m’intéresse aux interactions interspécifiques, plus particulièrement en étudiant le système Coyote – Cerf de Virginie et son impact sur la régénération forestière de l’érable ainsi que sur la répartition de la tique à pattes noires (Ixodes scapularis), espèce vectrice de la maladie de Lyme. »

Post date: April 16, 2024

1 Comment

  1. Daphnée Bernier

    Bravo pour la belle expérience!! Merci de partager! Ça donne le goût!

    Reply

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