Par Gabrielle Bibeau, étudiante à la maîtrise à l’Université de Sherbrooke
Sorties en forêt, conférences inspirantes, échanges entre passionné·es et nouvelles amitiés : voilà les mots qui me viennent en tête en repensant à la rencontre annuelle 2025 de la Fédération québécoise des groupes de mycologues (FQGM). Cette édition, organisée par les Mycologues Amateurs de l’Outaouais, s’est tenue à Gatineau du 25 au 28 août.
En tant que membre du Cercle des mycologues de l’Estrie, j’ai eu la chance d’y participer. Actuellement étudiante à la maîtrise en biologie à l’Université de Sherbrooke, je travaille sur la modélisation de la distribution de plusieurs espèces de champignons natifs du Québec. J’ai proposé aux organisateurs de présenter mes résultats préliminaires, et c’est avec enthousiasme qu’ils ont accepté de m’inclure dans la programmation des conférences.
Dès mon arrivée, j’ai été accueillie chaleureusement par les organisateurs et les participant·es. L’ambiance était empreinte de bonne humeur et d’anticipation pour la fin de semaine à venir. J’ai rapidement constaté que j’étais, à l’exception d’une jeune enfant, la plus jeune personne présente. Ce décalage générationnel m’a un peu déstabilisée au début, mais je me suis vite liée d’amitié avec un autre participant plus près de mon âge, avec qui j’ai partagé tous mes repas.

Le samedi matin, jour officiel du début des activités, marquait aussi ma présentation. C’était la première fois que je présentais oralement mes travaux de maîtrise, et j’étais bien stressée ! Heureusement, tout s’est déroulé à merveille. Les personnes présentes étaient curieuses et ont posé de nombreuses questions pertinentes, allant même jusqu’à me recommander de nouvelles sources de données d’une valeur inestimable. Ces échanges ont été extrêmement enrichissants pour mon projet de recherche.
J’en ai aussi profité pour expliquer l’utilisation de la plateforme iNaturalist, dans l’espoir d’encourager davantage de mycologues expérimenté·es à y contribuer. Puisque j’utilise ces données pour mon projet, il est essentiel pour moi d’augmenter le nombre d’utilisateurs ayant une expertise en mycologie.

Chaque après-midi, nous partions en forêt à la recherche de champignons, accompagnés de passionné·es de tous les niveaux. Malheureusement, les conditions météo de l’été n’étaient pas idéales pour la fructification fongique, et les trouvailles étaient plutôt rares. La majorité des spécimens récoltés étaient des polypores, des champignons plus résistants qui peuvent persister plusieurs années. Mais cela n’a en rien entamé l’enthousiasme des participant·es ! Plusieurs belles découvertes ont tout de même été faites.

Tous les champignons cueillis étaient rapportés à l’hôtel, identifiés par des expert·es, puis classés sur des tables. Au fil des sorties, cela a donné lieu à une magnifique exposition regroupant des centaines de spécimens différents. Cette exposition a été ouverte au grand public le dimanche en fin d’après-midi, permettant aux citoyen·nes de Gatineau de découvrir leur fonge locale.
En résumé, j’ai adoré mon expérience à la rencontre annuelle 2025 de la FQGM. Si l’occasion se présente à nouveau, j’y retournerai sans hésiter. Les rencontres et les apprentissages que j’y ai faits sont d’une grande richesse — pour mon projet de maîtrise, ma future carrière, et mon amour grandissant pour la mycologie.
À propos de d’auteur :
Gabrielle Bibeau est étudiante à la maîtrise en biologie à l’Université de Sherbrooke. Elle se spécialise en mycologie, en écologie et en modélisation. Curieuse et engagée, elle participe activement à des initiatives de vulgarisation scientifique, avec le désir de rendre la biologie accessible et captivante pour tous les publics.
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