Enable Dark Mode!
Apprendre à échantillonner les tourbières

par Maya Favreau

Cet été, j’ai effectué des inventaires floristiques, ainsi que des mesures de données environnementales dans 14 tourbières réparties dans les Basses-terres du Saint-Laurent, dans le cadre de ma maîtrise portant sur la diversité floristique des tourbières ombrotrophes. C’était la première fois que je travaillais sur les plantes de milieux humides. Mes connaissances en la matière étaient donc limitées, particulièrement en ce qui a trait aux plantes invasculaires. Or, les tourbières sont justement des milieux caractérisés par la présence de sphaignes, qui sont responsables de l’accumulation de tourbe. Ces dernières sont de petites plantes dépourvues d’un système de vaisseaux conducteurs de sève et sont particulièrement difficiles à identifier. Conséquemment, mes travaux de recherche sur le terrain requéraient que j’acquière préalablement davantage de connaissances en taxonomie, et c’est ce qui m’a mené en mai dernier au cours de Taxonomie et méthodes d’échantillonnage en tourbière donné par l’Université Laval.

image

Échantillonnage d’une tourbière ombrotrophe dans les Basses-Terres du Saint-Laurent (Crédit photo : Nicolas Pinceloup)

Ce cours est une formation intensive d’une durée de deux semaines qui vise directement à préparer les étudiants à effectuer des inventaires écologiques et floristiques en tourbière de façon autonome. Il est composé d’un volet théorique, mais surtout de laboratoires et de nombreuses sorties dans des tourbières ombrotrophes et minérotrophes. Cela m’a permis d’apprendre à identifier les principales espèces présentes dans les tourbières, notamment les éricacées, mais aussi les plus difficiles cypéracées, ainsi que les sphaignes. J’ai également eu l’occasion d’y approfondir mes connaissances quant aux facteurs écologiques régissant la distribution des espèces dans ces milieux humides, ainsi que les techniques d’échantillonnage pour les mesurer. Finalement, cela a été une belle occasion d’échanger avec des professionnels et d’autres étudiants partageant mes champs d’intérêts.

image

Les participants au cours de Taxonomie et méthodes déchantillonnage en tourbière (Crédit photo : Gilles Ayotte)

Ce cours étant offert exclusivement à l’université Laval, j’ai séjourné à Québec durant les deux semaines que duraient la formation. Le prix d’excellence qui m’a été octroyé par le CSBQ m’a permis de suivre ce cours, qui m’a été essentiel à la réussite de mon échantillonnage pour ma maîtrise. Mon projet devrait permettre de mieux comprendre l’impact du phénomène de boisement des tourbières sur la diversité spécifique et fonctionnelle végétale de ces écosystèmes uniques.

image

Tourbière Grande plée Bleue

#
Post date: March 21, 2017

0 Comments

Submit a Comment

Your email address will not be published.