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Une immersion européenne pour le congrès de l’International Society for Behavioral Ecology

par Audrey Turcotte

À l’été 2016, ce fut la première fois durant ma maîtrise que je ne participais pas à la saison de terrain. Cela dit, tout bon scientifique sait qu’un été sans terrain s’agence à merveille avec une participation à un congrès. C’est ainsi que j’ai eu l’opportunité de m’inscrire au congrès de l’International Society for Behavioral Ecology (ISBE) à l’Université d’Exeter (Exeter, Royaume-Uni) grâce au prix d’excellence du CSBQ. En plus d’être mon premier congrès à l’international, ce fut aussi mon premier voyage transocéanique. Malgré les appréhensions et le stress associé à ce voyage, j’étais enthousiaste et excitée d’avoir cette chance inouïe de voyager tout en ayant la possibilité de présenter les résultats obtenus dans le cadre de ma maîtrise à l’Université de Sherbrooke. De plus, je crois profondément que les expériences de congrès sont cruciales pour le bon développement d’un scientifique à devenir!

Dégustation de petits gâteaux à l’effigie du congrès lors de la cérémonie d’ouverture

C’est le ventre rempli de papillons que j’ai effectué un long voyage en avion avant d’atterrir au Royaume-Uni dans la petite ville d’Exeter. Dès ma première journée de congrès, je fus agréablement surprise par l’accueil de la cérémonie d’ouverture. Plusieurs grands noms y étaient présents : Tim Clutton-Brock, biologiste reconnu pour ses travaux sur la coopération chez les suricates; Rosemary Grant, dont ses travaux sur la sélection naturelle chez les pinsons de Darwin ont une grande renommée internationale; et le dernier et non le moindre, Richard Dawkins, scientifique dont son ouvrage Selfish gene est grandement connu à travers le monde. En comparaison, c’est comme si un fan de l’univers d’Harry Potter rencontrait la célèbre écrivaine J. K. Rowling! Au cours du congrès, j’ai assisté à de nombreuses présentations abordant une large gamme de sujets, dont l’écologie comportementale humaine, les conflits familiaux et la conservation. Cette grande diversité m’a permis d’approfondir mes connaissances sur des sphères de recherche que j’avais peu explorées auparavant. C’est à la première séance d’affiche scientifique que j’ai pu présenter les résultats obtenus au cours de ma maîtrise, et pour la première fois, dans une langue seconde. Mon projet tentait d’évaluer le rôle de perturbations environnementales, dont l’intensification agricole, dans la dynamique d’infection de parasites protistes sanguins (Plasmodium spp., Haemoproteus spp. et Leucocytozoon spp.) chez une population en déclin d’Hirondelle bicolore (Tachycineta bicolor). Ma présentation m’a permis d’avoir plusieurs échanges d’une grande pertinence avec des biologistes travaillant sur des sujets similaires au mien. De plus, que ce soit devant mon affiche ou dans des situations plus décontractées, dont le banquet, j’ai fait de nombreuses rencontres qui m’ont permis d’apporter de nouvelles réflexions à mon projet et d’élargir, d’une certaine façon, mon réseau de contacts. Mission accomplie!

Une scientifique très heureuse de présenter ses résultats lors de la séance d’affiches du congrès 

Au cours de mon séjour, j’ai eu l’opportunité de visiter la ville d’Exeter et ses alentours. Grâce au guide bénévole des Exeter’s red coat guided tour, j’ai grandement appris sur la culture anglaise, les légendes et l’historique de cette ville passant de l’Empire romain, du Moyen-Âge jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. Dès mon arrivée, je fus marquée par l’architecture traditionnelle anglaise et les similitudes de leur culture avec celle qu’on retrouve ici en Amérique du Nord. 

Visite de la ville d’Exeter avec les explications d’un guide bénévole des Exeter’s red coat guided tour. Derrière le guide, nous pouvons apercevoir la cathédrale d’Exeter.


Vue sur les restaurants et commerces situés à proximité du canal d’Exeter


Rue typique de la ville d’Exeter


À ma grande surprise, je fus complètement désorientée par le système routier inversé! Même en tant que simple piéton, je n’ai pas eu le temps de m’habituer à ce changement drastique. Je ne voulais même pas m’imaginer en train d’y conduire! À ma dernière journée au Royaume-Uni, j’ai quitté la ville pour faire une excursion dans le Dartmoor National Park. Cette sortie m’a permis de découvrir la splendeur des paysages de la région qui sont composés principalement de landes et de roches granitiques. Au cours de cette randonnée, j’ai pu m’imprégner de la beauté des petits villages anglais, dont certaines maisons possèdent encore des toits de chaume. Ça fait changement de l’architecture nord-américaine! Maintenant, voici un petit résumé en image de mon périple.

Aperçu d’un petit village anglais lors de ma randonnée dans le Dartmoor National Park


Paysage typique du Dartmoor National Park avec la présence de mes curieuses partenaires de randonnée!

Audrey Turcotte est doctorante en biologie à l’Université d’Ottawa dans le laboratoire de Gabriel Blouin-Demers. Elle s’est immergée au monde de la recherche à l’Université de Sherbrooke où elle a effectué son baccalauréat et sa maîtrise en biologie dans le laboratoire de Dany Garant. Passant de l’écologie terrestre à l’étude de systèmes aquatiques, Audrey a développé une expertise en écologie moléculaire s’appliquant à diverses sphères de recherche. Actuellement, son projet de doctorat tente d’identifier l’effet des écluses du canal Rideau sur la structure génétique et la connectivité des populations de tortues peintes y vivant.

Post date: August 02, 2019

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