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À la rescousse d’une espèce de Carex

par Valérie Teasdale

Grâce au Prix découverte en science de la biodiversité que j’ai reçu, j’ai pu effectuer pour la première fois du travail sur le terrain au courant de l’été 2014, en plus de faire une partie de mon travail en laboratoire. Je suis étudiante au baccalauréat à l’Université de Montréal et mon projet de recherche portait sur la conservation d’une plante rare. Le Carex lupuliformis est une espèce en voie de disparition au Canada, qui fait l’objet au Québec d’un programme de réintroduction depuis 2006. L’objectif du projet était d’évaluer si les activités de réintroduction avaient permis la création d’une banque de semence et éventuellement d’évaluer la viabilité des semences trouvées. Pour ce faire, des échantillons de sols ont été prélevés sur cinq sites, quatre en bordure de la rivière Richelieu et un en bordure du Lac des Deux-Montagnes. Les semences recueillies dans ces échantillons ont par la suite été mises en terre afin d’évaluer leur viabilité. Vingt-cinq semences ont été retrouvées au total pour seulement trois des sites et seul 5,6% de ces semences ont germées par la suite. 

Ce projet m’a permis d’acquérir une première expérience de recherche en milieux naturelles en plus de m’avoir permis de développer de bonnes techniques de travail. J’ai aussi pu rencontrer des chercheurs et des étudiants aux études supérieurs, qui m’ont partagé leur passion pour l’écologie végétale et la conservation. Cela m’a permis de voir ce à quoi pouvait ressembler des études graduées et m’a fait comprendre que je voulais continuer mes études à la maîtrise. Ce fut donc une expérience très enrichissante autant au niveau professionnel que personnelle, puisque ce sont des expériences comme celle-ci qui permettent de voir si on désire faire des études graduées.

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Post date: October 10, 2014

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