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Souverain un jour, souverain toujours: récit de voyage du Québec à l’Écosse

Par Derek Duplessis, étudiant à la maîtrise à l’Université de Sherbrooke

En décembre 2025, j’ai eu la chance de participer à l’édition hivernale du congrès annuel de l’Association for the Study of Animal Behaviour (ASAB) à Édimbourg en Écosse, où j’ai présenté mon projet de recherche de maîtrise. Cette conférence rassemble des écologistes sur les avancées récentes en comportement animal.

J’ai présenté mon projet de recherche lors de l’une des sessions d’affiches. Celui-ci porte sur les effets de la prévisibilité environnementale sur la plasticité développementale et l’intégration des traits chez la grenouille des bois (Lithobates sylvaticus). En utilisant un système expérimental de mésocosmes, où nous manipulons la vitesse d’assèchement et la température de l’eau, nous mesurons des traits morphologiques et comportementaux durant le développement larvaire de la grenouille des bois. Notre recherche démontre l’importance de considérer la prévisibilité des conditions environnementales pour prédire le potentiel adaptatif des amphibiens dans un contexte de changements climatiques. 

Cette présentation m’a offert l’occasion d’avoir plusieurs discussions approfondies avec d’autres étudiants et professionnels du domaine, lesquelles m’ont apporté des perspectives nouvelles et enrichissantes, contribuant directement à l’avancement de ma recherche.

Présentation de mon projet de recherche par affiche au congrès ASAB

Le thème de cette conférence portait sur l’écologie sensorielle, un champ de recherche qui s’intéresse à la manière dont les organismes perçoivent leur environnement et utilisent l’information sensorielle, comme la vision, le goût, l’ouïe et le toucher, pour influencer leurs comportement, leurs interactions et leurs stratégies adaptatives. Les présentations mettaient en lumière l’importance du point de vue du récepteur, en soulignant que les signaux produits par les organismes ne prennent tout leur sens qu’à travers les capacités perceptuelles des espèces qui les reçoivent.

Parmi les communications qui ont particulièrement retenu mon attention, plusieurs portaient sur les mécanismes de camouflage. Les chercheurs y exploraient comment l’information sensorielle façonne l’efficacité du camouflage face à différents prédateurs, en tenant compte de leurs systèmes perceptifs spécifiques. Ces travaux abordaient notamment la façon dont certains insectes et lézards ajustent leur coloration, leurs motifs ou leur posture pour se fondre dans leur environnement, ainsi que les stratégies sophistiquées d’invertébrés marins, comme les pieuvres, capables de modifier rapidement leur apparence en fonction du contexte visuel et sensoriel. Ensemble, ces études illustraient la complexité des interactions entre perception, environnement et évolution des stratégies anti-prédatrices.

Salle de conférence où avaient lieu les plénières et les présentations

À la suite de la conférence, j’ai profité de l’occasion d’être en Écosse pour explorer ce pays complètement magique. En compagnie de collègues, j’ai visité plusieurs lieux dignes de cartes postales, riches en histoire et en paysages spectaculaires. L’architecture, datant de siècles, bien avant même la découverte du Québec, témoigne d’un passé profondément ancré dans le territoire. Entre châteaux anciens, routes sinueuses bordées de landes, et une faune presque mystique, l’Écosse offre un mélange fascinant de nature, de culture et d’histoire.

Le château d’Eilean Donan, construit au XIIIᵉ siècle.
Rouge-gorge familier (Erithacus rubecula)

Je suis très reconnaissant envers le QCBS pour son soutien à ma participation à cette conférence internationale. Cette expérience m’a non seulement permis de faire avancer mon parcours académique en créant des liens précieux, mais aussi de découvrir les magnifiques paysages écossais. Un pays qui, à bien des égards, rappelle le Québec,  tant par ses paysages que par son identité, et dont l’histoire continue de s’écrire.

À propos de l’auteur:

Derek Duplessis est étudiant à la maîtrise à l’Université de Sherbrooke, sous la codirection de Dany Garant et de Patrick Bergeron (Bishop’s University). Il étudie les effets de la prévisibilité environnementale sur la plasticité développementale et l’intégration des traits chez la grenouille des bois.

Post date: May 19, 2026

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